Ce soir, j’ai pleins de choses en tête. Comme le temps qui passe du chaud accablant à la pluie fraîche me voici dans plusieurs états!

Ma fille s’est endormie dans mon lit, pendant qu’on lisait et se bécotait. Elle m’a prise par le cou, Dou, son fidèle compagnon, entre nous. Je suis tellement reconnaissante de vivre cette relation, cette fascinante expérience de maman.

D’ailleurs, elle dit tout le temps « maman » ces temps-ci. À répétition. Pour rien la plupart du temps. Juste pour vérifier si je suis vraiment là. Comme un paranoïaque valide que l’alarme fonctionne. Grand-maman pense qu’elle aime simplement dire le mot! D’ailleurs, elle le prononce avec toutes sortes d’intonations ou même d’accents. Tantôt un mômon, puis une méman ou mmmmammaman. Elle crise pour ne pas aller dans le bain, qu’elle adore pourtant, et dit très fort NON à tout.

Et moi, je tente de comprendre, d’y répondre de toutes sortes de façons pour qu’elle obtienne ce dont elle a besoin en ce moment. Qu’elle apprenne la vie aussi, à travers ce moment d’affirmation.

Ce sont des successions de moments brefs, je m’adapte à chacun et graduellement en voilà un autre. C’est bon pour le lâcher-prise, l’écoute et la créativité. C’est comme un gros bonbon à l’amour du moment présent!

J’ai lu ce merveilleux poème et tout de suite j’ai cru qu’elle parlait de ses enfants. Mais c’est peut-être de son amant aussi? Blesser quelqu’un qu’on aime, n’est-ce pas pire que tout? Allez voir, c’est doux, c’est sans détour et très touchant.

Être blessé PAR quelqu’un qu’on aime et qui nous aime, ce n’est pas mieux! Nous avons tous des expériences dans le placard, certains en gardent des traces.

Dans le livre Guérir, de David Servan-Schreiber, que je relis après plusieurs années, il parle de l’EMDR. Cette technique qui « efface » les traces neurologiques par le mouvement des yeux est absolument fascinante. Je l’ai moi-même expérimentée, il y a 10 ans. Sur le moment j’ai douté tellement c’était léger et exempt de mots. Puis je n’ai pas senti de fulgurant changement s’opérer, Mais, je dois dire que toutes ces années plus tard… cette trace est franchement devenue un souvenir lointain. Pourtant elle a été vive!

Je médite
Le livre Guérir m’a inspiré à revenir à une pratique. Je n’ai jamais réussi à la garder pour de bon mais j’y reviens toujours. J’y crois à la méditation. L’auteur lui, il appelle ça « savoir se mettre en cohérence avec notre coeur «. Dans ma compréhension, ça ressemble à méditer.

Phase 1 : 2-3 respirations profondes. Garder l’attention sur le souffle jusqu’au bout.

Phase 2. Penser à quelque chose de beau, qu’on aime : qui nous fait chaud au coeur.

Phase 3. Ressentir le coeur, le chaud, se synchroniser avec ce centre d’énergie qui dicte beaucoup de choses au cerveau. (Pour les sceptiques : le livre est plein d’études sérieuses et de statistiques à vous assommer).
Le Biofeedback permet de nous entraîner avec un ordinateur pour devenir maître plus rapidement! J’ai très envie d’essayer… À suivre.

Phase 4. Dernière étape, lui parler (à notre coeur), lui poser des questions et ressentir ce que ça dit… (cette dernière étape c’est pour le groupe avancé).

Essayez ces méditations guidées.

Il est démontré que cette habilité à se mettre en cohérence permet de diminuer l’anxiété, le stress, la pression sanguine, même guérir des symptômes de la dépression.

Je suis donc sur ces apprentissages actuellement. Plusieurs fois par jour, j’essaie de me mettre en cohérence. En même temps, je tente de déchiffrer ma Minifée. En parallèle à ça, je suis à me redéfinir professionnellement. Je veux clarifier et simplifier ma vision / ma mission. Je cherche à unifier mes pôles en allant au coeur de ce qui les unis.
Bel été en perspectives!

2 Réponses à Dans tous mes états

  1. ahhhh! déchiffrer un enfant en phase d’affirmation, tu m’en reparleras ;-) je ne peux pas m’empêcher d’ajouter cette référence pour la méditation : http://www.selectdigital.ca/drm/a/nicole-bordeleau-meditations-pour-mieux-vivre c’est un bijou, tant pour les non initiés que pour les autres. enjoy!

  2. Jean julien dit :

    David Servan-Schreiber n’est plus…mais son message restera, un temps du moins.

    Il nous rappelle que la vie est un luxe rare et que savoir apprécié des moments simples, donne tout son sens à nos éphémères existences.

    C’est l’été, la relâche du blogue ? Profites en.

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