J’ai filé ma lune de miel maternelle sans ombrage pendant 20 mois. Puis, au 21e mois, j’ai frappé le mur de la conciliation travail / famille / vie. Bon, en vérité, la vie personnelle est pas mal au rancart. En ce moment, juste avec le travail et Minifée, j’ai la tête et les deux bras bien pleins!

Toutes les mamans (et les papas) compatissent quand je parle de ça. Les autres… ils ne comprennent tout simplement pas! J’ai une amie qui a commencé à me parler de sa vie occupée à ELLE. C’est vrai qu’elle est tellement busy : un 5 à 7, une présentation à finir pour demain, un lancement suivi d’un souper, un cour de ci, un marathon par là… Bref, pendant qu’elle me parle, je bave de jalousie!

J’ai toujours eu du mal à négocier avec les agendas ultras serrés. Terminer une rencontre professionnelle avec le stress du parcomètre, ça peut aller, mais celui du deadline de la garderie, ça m’empêche carrément de respirer.

Le matin, poussez dans le dos d’un enfant de cet âge là et elle mangera sa toast entre plus lentement, pendant que je songe au déjeuner intraveineux?

J’ai toujours eu besoin de temps pour moi et refusé la routine, je refoule en titi ces temps-ci! Comme dit ma voisine, il faut être ultra disciplinée, organisée et ne jamais déroger de la routine. Arrrrrkeu

Détrompez-vous, jamais je n’échangerais ma vie, ma fille, pour de la « liberté ». Peut-être pour 24 heures? Sans blague, c’est toute une adaptation. Pas facile de mener de front sa vie à soi, sa vie de couple, avec un travail et une famille. Faut le dire, c’est presque une utopie…

J’ai donc des choix à faire. Des attentes à doser aussi. Ce qui me peine, c’est que choisir, c’est aussi renoncer. Je pense que dans toutes situations de choix, on doit d’abord être très au clair sur nos priorités fondamentales, en fonction de qui nous sommes et de nos valeurs. La pire chose pour moi, serait de continuer à vouloir tout faire. Choisir c’est décider – à quoi précisément – on dit un grand OUI!
Bon… sur ce, je vais réfléchir.

3 Réponses à La conciliation. La quoi?

  1. jean julien dit :

    Constat un peu fou effectivement. On marche sur la tête. Nous ne mettons plus les priorités aux bonnes places car les pressions de la vie professionnelle sont extrêmement fortes et ont de mauvaises répercutions sur la vie familiale et personnelle.

    On s’entend tous pour dire que ce qui prime c’est la vie de famille mais comment faire lorsque tu dois être performant, disponible, financièrement solide, entretenir ton réseau, développer tes compétences, avoir l’esprit d’entreprendre, bref maintenir un rythme fou dans un monde toujours plus fou.

    Sérieux je deviens de plus en plus un adepte de la décroissance et à raison car on voit où nous à amener la croissance à tous prix… Aujourd’hui comme hier trouver l’équilibre revient à faire des choix comme notre éventails de possibilités s’est accru il est surement plus dur de se positionner sans devenir un peu extrême.

    Le principal selon moi étant de maintenir une conscience et un dialogue dans les sphères qui comptent le plus pour nous…pour le reste on fait ce qu’on peut.

  2. ce qu’on ne sait pas, au moment où nos enfants ont l’âge de minifée, c’est que les choix sont plus ou moins temporaires. et pourtant, rien ne dure, tout change. plus encore quand les enfants prennent en autonomie, ce qui vient assez vite, crois-moi. alors, si on changeait la notion de renoncement pour une simple mise en veilleuse?

  3. Marie-France dit :

    C’est à se demander, comment elles ont fait nos mères (du moins, la mienne), dans le fond je le sais mais je n’ai pas envie de renoncer à tout ce qu’elle a mis de côté. Et si on préconisait les emplois à temps partiel (pas du temps plein payé à temps partiel là!) pour reprendre de plus belle quand notre vie familiale nous le permettra? Cela nous permet de rester connectés, dans l’action sans perdre les moments cruciaux du développement de nos enfants, de tisser bien serrés de nos liens familiaux et affectifs. Ouep et il y a le retard financier que cela engendrera et les préjugés quand nous reviendrons au boulot pour casser la barraque (risque que nos mères n’étaient pas prêtes à prendre)… mais bon on sait se défendre… Nous on opte pour ça, en espérant que dans 15-20 ans, quand on regardera nos amis qui ont tout fait en même temps, qui auront un chalet, une petite maison et bien des REER on ne s’en mordra pas les doigts, qu’on se rappellera les bons moment relax que nous avons vécu en famille, du matin au soir et que notre retraite à nous c’est la liberté de travailler dans ce qui nous passionne, d’avoir préservé ce feu. Et puis… du moment qu’on a la santé, une petite valise et qu’on sait se débrouiller dans la vie, ça va non?

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